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Economie de la mer : Les pertuis charentais

by / jeudi, 15 septembre 2016 / Published in Archives la mer et ses dérivés, Atelier, La mer et ses dérivés

Pour parler de notre espace littoral nous devons commencer par parler de nos pertuis. Les pertuis sont des mers spécifiques de l’océan, dont les caractéristiques de l’eau en particulier diffèrent de celles de l’océan, la salinité de l’eau est atténuée par l’apport en eaux douces des estuaires.

2.1. LES PERTUIS CHARENTAIS

Le Pertuis Charentais est situé sur la façade Atlantique Française, dans la région de la Rochelle, comme indiqué sur le plan de situation suivant.

On reconnaîtra plus spécialement les célèbres Ile de Ré et Ile d’Oléron (liens internet)

La Mer des Pertuis Charentais et ses espaces littoraux présentent l’avantage de rassembler dans une même région à la fois :

une grande variété de faciès naturels côtiers présentant pour certains d’entre eux des phénomènes d’érosion ou de sédimentation actifs, de fortes imbrications d’unités paysagères littorales, des milieux particulièrement riches et productifs, d’intérêt aquacole de tout premier plan mais aussi d’intérêts touristique et écologique majeurs. Cette zone est à proximité directe de grands marais dont les problèmes d’aménagement sont cruciaux, partagés entre le développement agricole, le maintien d’activités d’affinage en claires ostréicoles et celui des marais mouillés demandé par les environnementalistes soucieux de la préservation de la faune et la flore. Les Pertuis sont le réceptacle des eaux de la Charente, de la Sèvre et en partie de la Gironde dont la qualité et la quantité ont été profondément altérées par le développement d’activités agricoles et industrielles sur les bassins versants.

On y trouve les principales activités d’exploitation des ressources vivantes : première zone d’élevage d’huitres en Europe, première zone mitylicole française, développement d’aquaculture nouvelle sur filière et en bassins à terre, zone de pêche artisanale côtière et d’estuaire, zone de captage de naissain de bivalves, zone de frayères d’espèces nobles et de nourriceries de poissons. A ce propos, notre étude pourrait entrer dans le cadre du programme de gestion de la zone côtière des Pertuis Charentais de l’IFREMER. Ce programme a pour but d’effectuer le bilan des ressources actuelles et potentielles de la mer des Pertuis charentais. En particulier, il étudie les potentialités en matière de bassins d’élevage conchylicole en pleine mer.http://hmf.enseeiht.fr/travaux/CD0001/travaux/optsee/hym/22/chapitr1.htm

Ils s’étendent au large des côtes de Vendée et de Charente-Maritime. Les pertuis charentais sont un vaste espace recevant les eaux de différents cours d’eau majeurs de la région Poitou-Charentes dont la Charente et la Sèvre Niortaise. La qualité du milieu sera donc fonction à la fois de la qualité des eaux littorales mais également de la qualité des eaux continentales. Diverses activités d’exploitation sont associées aux pertuis charentais dont certaines ont une importance majeure : élevage d’huîtres et de moules très développé, développement d’aquaculture nouvelle, pêche artisanale, zone de frayères pour certaines espèces de poissons …

C’est un des deux sous-ensembles du système Pertuis-Gironde, système renommé de par sa grande diversité faunistique et floristique liée au brassage des eaux marines associées aux apports de l’estuaire. Les pertuis charentais présentent un intérêt biologique et des caractéristiques écologiques majeures. En effet, la mer des pertuis charentais et ses espaces littoraux possède de multiples faciès naturels côtiers, une grande variété d’unités paysagères littorales ainsi qu’une richesse floristique et faunistique importante. Ce site est remarquable de par la qualité du milieu marin qu’il présente et sa forte productivité biologique qui permet la croissance de nombreuses espèces (par exemple des mollusques tels huîtres, moules, coquilles saint-Jacques, pétoncles, seiche, …, des poissons très divers). C’est une des zones de « nourricerie » les plus importantes du littoral Atlantique français, où viennent grossir les juvéniles de plusieurs espèces pêchées dans le golfe de Gascogne. Quelques espèces de vertébrés importantes y sont menacées telles que la tortue luth et le grand dauphin. L’alose feinte, l’esturgeon et la grande alose sont également recensés au sein de ces pertuis.http://www.biodiversite-poitou-charentes.org/Les-pertuis-charentais.html

Description de la zone humide Situé à l’Ouest de la Charente-Maritime, les pertuis charentais sont une zone dynamique qui subit des marnages moyens pour la côte Ouest française (avec un maximum de 6m). Le pertuis est alimenté en eau douce par deux fleuves d’importance inégale : la Seudre au Sud et la Charente au Nord.

Bien que la Charente soit la principale source d’eau douce dans ce secteur, il faut noter que ce flux est infime en comparaison de celui de l’océan. Néanmoins, ce fleuve apporte d’une part une quantité importante de nutriments qui permettent d’accroitre la production primaire du milieu et d’autre part une baisse de la salinité de l’eau par un gradient diminuant au fur et à mesure de léloignement de son estuaire. Cet étagement s’étend de l’ile Madame à Le Chapus (commune de Bourcefranc-le-Chapus).

De plus, en période de crues, les eaux de la Gironde parviennent sur ce secteur qui bénéficie alors d’un apport substantiel en nutriments.

Vastes vasières (slikke et schorre), les pertuis charentais sont un lieu de passage ou une zone de nourrissage pour de nombreuses espèces marines emblématiques (grand dauphin, dauphin commun, phoque gris, tortue luth, méduses de cuvier), mais également un habitat pour une macrofaune (vers; mollusques : huitre creuse, moule européenne, coque ; crustacés : crabe vert, crevette grise) dont les populations évoluent en fonction de la nature du sédiment. Ce sont près de 900 espèces benthiques ont été recensées dans les pertuis.

Ces zones découvrent à marée basse et forment d’immenses étendues qui servent de reposoir pour les oiseaux et plus particulièrement de nourrissage pour les limicoles.

Ceci explique la présence d’une Réserve naturelle nationale (Moëze-Oléron) sur une partie de l’estran.

Enfin, les herbiers à zostères, sont une importante zone de frayère pour la seiche et dans une moindre mesure pour la sole sénégalaise. Ils sont également le lieu de nourrissage de poissons et mollusques (rouget barbet, soles commune et sénégalaise, bar, seiche) et contribuent à toute la chaine trophique (lamproie marine, alose vraie et feinte).

Le secteur est dominé par l’activité conchylicole (ostréiculture essentiellement, myticulture) et par la pêche. Le nautisme y est par ailleurs bien développé. http://www.forum-zones-humides.org/pertuis-charentais.aspx

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