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Economie de la mer : Créer une filière conchilycole d’excellence

by / vendredi, 18 mars 2016 / Published in Archives la mer et ses dérivés, Atelier, La mer et ses dérivés

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Les huitres d agriculture biologique

Moules bio - moules label rouge

Polémique Baie de la Malconche (17) : avis favorable pour les huîtres sur filières

Polémique Baie de la Malconche (17) : avis favorable pour les huîtres sur filières

#Conchyliculture

Les conclusions de l'enquête publique viennent de tomber. Le rapporteur est particulièrement sévère avec les associations qui s'opposent à un projet d'immense parc à huîtres sur filières en face d'Oléron. Les risques environnementaux qu'ils dénoncent seraient sans fondements.


Par Bernard Dussol
Publié le 19/12/2014

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/poitou-charentes/2014/12/19/baie-de-la-malconche-17-avis-favorable-pour-les-huitres-sur-filieres-616722.html

 

© Maxppp
© Maxppp

L'Association pour la préservation du littoral de la Malconche et des Pertuis charentais (Aplimap) est sévèrement taclée dans les conclusions du commissaire-enquêteur qui a enquêté pendant 45 jours avant de rédiger son rapport, établi à la demande du Comité Régional de Conchyliculture de Poitou-Charentes.

Le rapporteur vient en effet de rendre un avis favorable à l'installation d'un parc de 252 hectares dédié à la production industrielle d'huîtres et de moules en eau profonde, au cœur de l'anse de la Malconche. Cette technique est déjà utilisée pour les moules : elle consiste à suspendre les poches remplies d'huîtres au bout de câbles plongés en pleine mer.

Mais là où les ostréiculteurs expliquent qu'il s'agit d'une évolution nécessaire à leur profession, des résidents et autres amoureux du littoral oléronnais ont formé une association qui compte plusieurs centaines d'adhérents pour s'opposer à ce projet, craignant notamment un envasement des plages qu'ils fréquentent.

 

A l'évidence, leurs arguments n'ont pas convaincu le commissaire-enquêteur, comme le rappellent Olivier Riou et Patrick Mesner dans ce reportage.

La justice a donné raison à la préfecture de Charente-Maritime qui avait autorisé l'installation de 30 filières. Les requêtes des communes de Saint-Georges d'Oléron, Saint-Denis et la Brée-les-bains ont été rejetées.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/poitou-charentes/2013/11/22/ile-d-oleron-de-nombreuses-filieres-en-eau-profonde-de-la-malconche-desormais-autorisees-363097.html

C.H + Olivier Riou Publié le 22/11/2013


Les filières de la Malconche en grande partie autorisées. © FTV
© FTV Les filières de la Malconche en grande partie autorisées.

Ces trois municipalités souhaitaient l'arrêt immédiat de l'implantation de ces filières les jugeant surdimensionnées polluantes et dangereuses pour la navigation. Elles n'ont pas été entendues.
Désormais, une grande partie des filières de l'anse de la Malconche sont autorisées. Celles dont l'instruction des dossiers était close avant octobre 2012. Date à laquelle le tribunal avait ordonné la suspension de toute installation jusqu'à ce que ce dossier soit jugé sur le fond.
Le création de ces filières à huîtres en eaux profondes sur le banc de Malconche au large d'Oléron suscite de nombreuses contestations et batailles juridiques depuis le début du projet fin 2011.

Près de 50 entreprises étaient concernées par ce projet.

Pour en savoir plus sur le projet de filières de La Malconche ((document Centre Régional d’Expérimentation et d’Application Aquacole).

Île d'Oléron : les conclusions de l'enquête publique favorables à l'implantation de filières conchylicoles dans l'anse de la Maleconche

Île d'Oléron : les conclusions de l'enquête publique favorables à l'implantation de filières conchylicoles dans l'anse de la Maleconche

#ostréiculture#mytiliculture

Le rapport de 165 pages est en ligne sur le site de la préfecture de Charente-Maritime
Île d'Oléron : les conclusions de l'enquête publique favorables à l'implantation de filières conchylicoles dans l'anse de la Maleconche


Parallèle avec le dossier Maleconche : les filières de la baie d'Yves avaient été jugées illégales à Poitiers, puis acceptées en appel.© PHOTO ARCHIVES PH. BAROUX "SUD OUEST"

Le projet de "filières" dans l'anse de la Maleconche, c'est-à-dire de production d'huîtres et de moules en eau profonde en plein cœur de l'anse vient de recevoir une bonne appréciation dans le rapport de l'enquête publique consultable en ligne sur le site de la préfecture de Charente-Maritime. Le rapport de 165 pages est en deux parties ( seconde partie à découvrir ici). Retoqué en 2012 pour absence d'étude d'impact, le projet de 387 hectares a été revu à la baisse de 35 %. 

Cette enquête publique diligentée depuis le 15 septembre 2014 en vue d'un nouvel arrêté préfectoral s'est achevée le 31 octobre 2014 a pourtant vu s'exprimer 77 % d'avis défavorable.
"1 097 observations ont été consignées sur les registres [...] 77 % des observations du public remettent en cause les orientations générales du projet", peut-on lire dans le rapport.
Néanmoins le rapport souligne qu'aucune remise en cause fondamentale avérée du projet n'a "été entendue, vue, reçue ou notée, qui ait été reconnue véritable et authentique, mais le plus souvent hypothétique".

Le commissaire enquêteur estime dans les conclusions de son rapport que les objectifs fixés et les choix opérés apparaissant "globalement conformes" à la lettre, à l'esprit des lois et règlements, et paraissent "réalistes et compatibles avec les ressources locales". Selon lui, le projet d'implantation de filières conchylicoles dans l'anse de la Maleconche s'inscrit "dans une optique de développement durable du territoire…" 

En juillet 2012, la mairie de Saint-Georges-d'Oléron soutenue par des associations comme Aplimap a déposé un recours contre l'installation des filières devant le tribunal administratif de Poitiers. Devant l'avancée des travaux, les opposants ont adressé un référé pour suspendre les installations.En octobre 2012, le tribunal leur a donné raison en suspendant l'exécution de l'arrêté préfectoral autorisant ce projet de filières. 

Où est l'anse de la Maleconche ?

L'anse de la Maleconche se trouve en face de la plage des Saumonards, bordée de forêts, qui s'étend sur environ 8 kilomètres. Face à la mer, on distingue à droite Fort Boyard. A gauche, le port du Douhet. Et en face, dos à la plage, on aperçoit l'île d'Aix et La Rochelle. 

L'Association pour la préservation du littoral de la Malconche et des pertuis charentais (Aplimap) lutte depuis la naissance du projet pour "refuser ses filières d'huîtres et de moules" et "l'envasement des plus belles plages de l'île d'Oléron". Il dénonce un risque de bétonnage et "15 000 bouées sur 387 hectares".

Publié le 24/12/2014

http://www.sudouest.fr/2014/12/24/ile-d-oleron-le-rapport-de-l-enquete-publique-est-favorable-a-l-implantation-de-filieres-conchylicoles-rend-1778525-1391.php

Le bassin d'Arcachon est redevenue l’exceptionnelle nurserie

Le bassin d'Arcachon est redevenue l’exceptionnelle nurserie

#ostreiculture

Le bassin d’Arcachon a connu cet été un captage important avec 22 000 naissains par tuile. La météo estivale y est pour beaucoup, mais pas seulement.

Le bassin d'Arcachon est redevenue l’exceptionnelle nurserie

23 millions de coupelles et 1,69 million de tuiles chaulées ont été posées l’été dernier par les ostréiculteurs dans les parcs de captage du Bassin.

© PHOTO PHOTO ARCHIVES FRANCK PERROGON

 

Après de terribles années (de 2007 à 2011), le Bassin est redevenu l'exceptionnelle nurserie qu'il avait toujours été, le premier centre naisseur d'Europe, l'écrin idéal pour la reproduction de l'huître.

En effet, depuis l'été 2012, le captage du naissain (c'est-à-dire des petites huîtres), est redevenu abondant et il a même été extrêmement important cet été.

·         22 000 naissains par tuile chaulée

Le rapport sur la reproduction de l'huître creuse dans le Bassin (1) publié comme chaque année par les chercheurs arcachonnais de l'Institut Français pour la recherche et l'Exploration de la Mer (Ifremer) le démontre. Le texte parle d'un « captage très élevé à la fin de la saison de reproduction (environ 22 000 naissains par tuile) ».

Pour bien comprendre, revenons quelques années en arrière et comparons. En moyenne, 63 naissains par tuile en 2007, 129 en 2009, 201 en 2011, 3 500 en 2012, et 6 236 en 2013. 2014 dépasse même le chiffre record de 2003 (20 920).

·         Tout concourait à un bon captage

Les captages 2012 et 2013 avaient aussi été très bons, même s'ils n'avaient pas atteint les mêmes chiffres.

Est-ce parce que cet été les huîtres ont bien plus pondu qu'en 2012 et 2013 ? L'effort de reproduction des huîtres dépend de deux facteurs : la température de l'eau, qui déclenche le processus, et la maturation des huîtres, liée à la nourriture disponible.

« En 2014, la température de l'eau a été plus chaude que la normale de février à avril et en juin, et inférieure à la médiane en mai, nous dit le rapport. Les populations de géniteurs ont donc subi des températures globalement élevées par rapport à la normale. »

Ensuite, « au printemps 2014, la biomasse phytoplanctonique (teneurs moyennes en chlorophylle) a présenté des valeurs supérieures aux normales en mars, avril et juin et plutôt faibles en février et en mai. »

Que conclue le rapport ? « Que l'accumulation de réserves était plutôt supérieure à la normale, conduisant à une bonne fécondité des huîtres ».

Sauf que l‘indice de maturation des huîtres ne l'a pas reflété : « Il est possible que les teneurs en chlorophylle rendent mal compte de la quantité de nourriture réellement disponible. Il est aussi possible que la qualité de la nourriture disponible pour les géniteurs intervienne. »

·         Les huîtres ont-elles bien pondu ?

De très petites pontes ont été mises en évidence dès la fin du mois de juin. Puis, une première ponte, qui constitue le frai principal de l'été, a eu lieu aux alentours du 20 juillet, sur tous les sites.

Une deuxième ponte, de moindre ampleur que la précédente, a été observée au début de la seconde décade du mois d'août. Enfin, une très petite ponte a été détectée au tout début du mois de septembre.

Ces pontes n'ont pas été extraordinaires, malgré, comme on l'a écrit plus haut, des conditions quasi optimales. « Il semble que les pontes des huîtres du Bassin sont à la fois plus tardives et de moindre intensité depuis quelques années », écrivent les chercheurs. Des études sont en cours avec l'université pour expliquer ce phénomène.

·         L'eau est chaude, la larve survit

Alors pourquoi le captage est-il si bon ? D'abord parce que les conditions de la survie des larves d'huîtres, lâchées dans l'eau du Bassin, ont été très bonnes cet été. Celle-ci s'explique en grande partie par la température de l'eau. Par exemple, la chute brutale de la température de l'eau en juillet 2011 a ainsi décimé le peu de larves pondues dans le Bassin.

Dans le secteur est, la cohorte larvaire significative a présenté une assez bonne survie : 3,04 % entre les stades petite et moyenne et 0,17 % entre les stades petite et fixation sur les collecteurs des ostréiculteurs. Sauf que cela n'explique pas un captage aussi abondant.

·          La lentille d'eau venue de l'estuaire

Les chercheurs d'Ifremer se sont donc interrogés et ont trouvé une explication. « Au cours de la deuxième quinzaine d'août, des milliers de larves en fixation ont été dénombrées, ce pic apparaissant trop précocement après le second épisode de ponte à Arcachon pour qu'il puisse s'agir de la même cohorte ». Et puis ces larves présentaient des tailles et des couleurs assez différentes. Que s'est-il passé ?

« La seule explication plausible à ce phénomène est celle d'une entrée dans le Bassin de larves provenant d'un autre site, écrivent les chercheurs. En effet, la taille importante de ces larves semble indiquer qu'elles sont plus âgées que celles originaires du Bassin. »

Et voilà d'où elles viennent : « Les courants nord sud observés à cette période et l'existence d'une lentille d'eau provenant de l'estuaire de la Gironde, et descendant du 10 au 12 août le long de la côte suggèrent la possible provenance de ces larves de l'estuaire de la Gironde. Elles auraient ainsi séjourné en mer ouverte avant de parvenir au Bassin. »

Et expliquant ainsi cet exceptionnel captage 2014…

(1) « Reproduction de l'huître creuse dans le bassin d'Arcachon. Année 2014 », par Isabelle Auby, Danièle Maurer, Sarah Passoni, Claire Méteigner Loïc Rigouin, Myriam Perrière-Rumèbe, Marie-Pierre Tournaire.

Publié le 27/01/2015 par  david patsouris

http://www.sudouest.fr/2015/01/27/le-bassin-est-redevenue-l-exceptionnelle-nurserie-1810285-2733.php#

Charente-Maritime : un Label Rouge pour les moules de filières

Charente-Maritime : un Label Rouge pour les moules de filières

#mytiliculture

© Maxppp
© Maxppp

En Charente-Maritime, une bonne nouvelle pour une trentaine de producteurs de moules qui vont pouvoir bénéficier d'un Label Rouge. A partir du 1er mai et jusqu'au 31 Octobre, les moules de filières élevées en pleine mer vont pouvoir bénéficier de ce label.

500 à 1.000 tonnes de moules sur filières élevées en pleine mer sont concernées par cette distinction. Rappelons que le Label Rouge est un signe officiel qui garantit une qualité supérieure à celle des produits courants de même nature.

Le Label Rouge atteste que des denrées alimentaires ou des produits agricoles possèdent des caractéristiques qui établissent un niveau de qualité supérieure. Cette qualité résulte notamment de conditions particulières de production conformes à un cahier des charges.

Pour les producteurs charentais-maritimes, ce label est une très bonne nouvelle qui leur permettra une commercialisation plus facile de leur production. Le reportage de Laurence Couvrand et Didier Gomez.

Moules filières : un label rouge
Reportage Laurence Couvrand et Didier Gomez

Les moules de filières labellisées

Les moules de filières labellisées

#labelrouge #mytiliculture

Yann Juin
Les moules de filières de Charente-Maritime ont reçu le label rouge.

« Je vais profiter du travail mené par les collègues » s’excuse presque Yann Juin, mytiliculteur rochelais installé en 2014 et dont une partie de la production pourra arborer, du 1er mai au 31 octobre, le label rouge Moules de filières élevées en pleine mer, une distinction obtenue à la mi-mars.

Pour répondre au cahier des charges, les bivalves devront provenir de naissains captés à mois de 90 km de la zone d’élevage (ce qui couvre une large partie de la côte littorale charentaise-maritime). Elles devront aussi avoir poussés sur un cordage long de 100 mètres maximum par hectare, équipé de suspentes de 4 mètres où croîtront les moules et avoir, in fine, un taux de remplissage de la coquille supérieur à 28%.

Quelles retombées ?

Yann Juin espère bien pouvoir y inscrire ses sept filières (soit une production espérée d’une quarantaine de tonnes) installées au large de Châtelaillon-Plage, à 10 km au sud de La Rochelle. « Cette variété de moules a un goût plus iodé que la moule de bouchot. Elle est aussi moins sucrée » plaide le professionnel, qui a travaillé 26 ans dans la baie de Saint-Brieuc (Côtes d’Armor) où il a grandi. « Je suis venu ici pour développer l’exploitation que j’ai avec mon frère. J’ai racheté l’Eurl Marguat, qui est devenue Eurl Juin Charentes. »
Alors pour lui, l’obtention du label apparaît encore plus comme une opportunité. « Ce label est une formidable nouvelle, d’autant qu’il apparaît dès la saison 2015 (à partir de juin). » Pour autant il ne fait aucun plan la comète quant aux retombées financières. « L’an dernier a été très moyen, mais surtout les moules ne bénéficient pas de l’image de plat de fête comme les huîtres. Sa notoriété est moins grande malgré la qualité du produit. Alors même si il existe une clientèle pour cela, je suis incapable de dire quel effet cela aura sur mon chiffre d’affaires. Mais c’est néanmoins une très belle reconnaissance de notre travail. »

OG Publié le 16 avril 2015

http://www.info-eco.fr/les-moules-de-filieres-labellisees/275816

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